j'entre dans une pièce qui ressemble à un couloir. Tous les murs sont rouges. Je remarque immédiatement un drôle de manège: quelques hommes regardent les vidéo porno vendues en solde derrière des vitrines, ils passent près des portes de cabines disposées en demi-cercle autour de ce qu'on devine être le plateau.Ils semblent hésiter, comme si ils n'osaient pas. Je ne connais pas le système.y' a-t-il un signal?Un début et une fin de spectacle?..il n'y a personne à la caisse de change. Pas de prix affiché....je tourne un peu pour me fondre aux autochtones en adoptant leur comportement....je regarde distraitement les cassettes en essayant de comprendre comment on sait si ça a commencé et si il faut acheter un billet....je remarque les autocollants sur les portes des cabine. Ils affichent 1 et 2 euros. Le guichet vide sert juste à changer les billets en monnaies...les cabines fonctionnent avec des pièces. J'entre dans l'une de celles-ci.(pas trop anxieux) Je me trouve face à une petite fenêtre translucide. Je glisse un pièce d'un euro dans la fente: chlac! la fenêtre s'ouvre . Une fille couchée sur un plateau semble sursauter. De la position couchée elle se met debout sur les genoux. elle est belle: jeune, un peu ronde. ses seins sont splendides. Son cul est hallucinant.Son visage est très beau.Elle commence à se caresser les seins, les fesses, enlève son soutien, passe sa mains entre ses jambe, se donne une petite claque sur la fesse droite, me regarde fixement à chaque fois que son visage se trouve en face de moi....chlac! la fenêtre se referme.
Pas plus d'une minute...continue à alimenter le mur et la fenêtre s'ouvrira mon enfant....je n'ai pas assez d'argent sur moi. Je reviendrai un autre jour. Je sors. Je vois un autre type rentrer....j'ai compris le manège: au-dessus des portes, les lumières vertes ou rouges signalent l'occupation de la cabine. Quand les cabines sont occupées depuis un moment, la fille est déjà à poil, tu peux entrer et t'épargner l'effeuillage...j'imagine qu'il existe plusieurs profils de clients et que les économes fonctionnenet comme ça...
C'est exactement ce dont j'ai besoin...j'ai besoin qu'elle me regarde la regardant. J'ai besoin d'apprendre à soutenir la possibilité de son mépris. D'assumer parfaitement mon regard sur son corps et mon désir de ce corps...sous se yeux. J'ai besoin de m'affirmer coupable pour ne plus avoir à ressentir le moindre sentiment de culpabilité.
J'y retourne bientôt.
lundi 22 octobre 2007
dimanche 21 octobre 2007
Changement cognitif=changement de jugement.
L'approche s'inverse donc peu à peu. Le sexe n'est plus que l'impulsion primaire qui existechez tous les individus...et ma vision de l'autre se débarrasse lentement de la nécessité de surveiller cette menace pulsionnelle à chaque instant,comme si elle allait provoquer le courroux de la femme qui l'identifierait...
A vec l'amenuisement de cette vigilance extrême provoquée par la peur de la pulsion "prohibée", la nature du regard que je pose sur les femmes change peu à peu, et la nature de mes intentions aussi: le type qui essayait de se faire accepter pour oucher à l'objet de son désir avec un sentiment de culpabilité(et de peur) lié au jugement sévère présupposé de la femme, se transmue en type qui essaie de faire la connaissance de l'objet de son désir(la femme dont la sexualité n'est plus qu'une évidence banale).
Le sexe est là, partout...et les occasions d'avoir une expérience sexuelle sont nombreuses. La pratique sexuelle est à considérer comme un acquis, comme une évidence ou comme un fait...
Il s'agit juste d'aller vers l'autre pour en faire la connaissance...
Le désir n'est donc plus lié qu'aux attraits d'une personne, pas à son sexe. Le sexe n'est plus que la jouissance ultime et partagée de deux être qui se rencontrent et s'attirent. La nature du désir est liée à la personne psychologique et physique. Et elle n'est pas parasitée par le désir sexuelle rendu trop présent par la peur d'un hypothétique jugement de la femme.
A vec l'amenuisement de cette vigilance extrême provoquée par la peur de la pulsion "prohibée", la nature du regard que je pose sur les femmes change peu à peu, et la nature de mes intentions aussi: le type qui essayait de se faire accepter pour oucher à l'objet de son désir avec un sentiment de culpabilité(et de peur) lié au jugement sévère présupposé de la femme, se transmue en type qui essaie de faire la connaissance de l'objet de son désir(la femme dont la sexualité n'est plus qu'une évidence banale).
Le sexe est là, partout...et les occasions d'avoir une expérience sexuelle sont nombreuses. La pratique sexuelle est à considérer comme un acquis, comme une évidence ou comme un fait...
Il s'agit juste d'aller vers l'autre pour en faire la connaissance...
Le désir n'est donc plus lié qu'aux attraits d'une personne, pas à son sexe. Le sexe n'est plus que la jouissance ultime et partagée de deux être qui se rencontrent et s'attirent. La nature du désir est liée à la personne psychologique et physique. Et elle n'est pas parasitée par le désir sexuelle rendu trop présent par la peur d'un hypothétique jugement de la femme.
samedi 20 octobre 2007
L' esprit est la parure de la pulsion sexuelle.
...et ma vision des choses s'inverse peu à peu...lentement pour remplacer une connaissance dysfonctionnel par un savoir acquis avec le temps:
Je parlerai en terme TCC(thérapie cognitive et comportemantale):
Cognition dysfonctionnelle:
-au coeur de la femme il y'a les sentiments, le respect, l'amour....et le sexe n'est que sédiment d'une bestialité lointaine , concédée par la femme à l'homme, après s'être assurée que ses intentions sont bien plus nobles....le sexe n'est donc pas un plaisir pour la femme....c'est une concession culpabilisante faite à l'homme qui se sait guidé par une pulsion sexuelle....
Cognition de remplacement(la réalité):
-au coeur de la femme(comme de l'homme) il y a une pulsion, un impulsion organique, animale...et autours de ce coeur, il y a la personnalité, l'esprit.....
La femme agit d'abord en réponse inconsciente à cette pulsion.Un homme qu'elle croise dans la rue lui plaît et son attention est éveillée. son instinct s'ébranle. La petite lumière rouge s'allume.....ensuite on fait connaissance.....
Concrètement: la femme cherche la relation sexuelle.
Que cela devienne une certitude intime et l'anxiété n'existera plus....ça deviendra une certitude intime par l'expérience concrète....
(tjrs en tcc: 1ere phase: remplacement cognitif. 2eme phase: expositions répétées.)
D'une cognition à l'autre, on passe d'un noyau culturel vers une animalité refoulée à:
une animalité assumée, vers un aspect culturel secondaire.
Chez la femme comme chez l'homme, le premier temps est celui de la pulsion....
*L' esprit est la parure de la pulsion sexuelle...
et une rencontre sexuelle est une recherche de ce plaisir primaire....avec une approche personnelle, un jeu personnel...*
Je parlerai en terme TCC(thérapie cognitive et comportemantale):
Cognition dysfonctionnelle:
-au coeur de la femme il y'a les sentiments, le respect, l'amour....et le sexe n'est que sédiment d'une bestialité lointaine , concédée par la femme à l'homme, après s'être assurée que ses intentions sont bien plus nobles....le sexe n'est donc pas un plaisir pour la femme....c'est une concession culpabilisante faite à l'homme qui se sait guidé par une pulsion sexuelle....
Cognition de remplacement(la réalité):
-au coeur de la femme(comme de l'homme) il y a une pulsion, un impulsion organique, animale...et autours de ce coeur, il y a la personnalité, l'esprit.....
La femme agit d'abord en réponse inconsciente à cette pulsion.Un homme qu'elle croise dans la rue lui plaît et son attention est éveillée. son instinct s'ébranle. La petite lumière rouge s'allume.....ensuite on fait connaissance.....
Concrètement: la femme cherche la relation sexuelle.
Que cela devienne une certitude intime et l'anxiété n'existera plus....ça deviendra une certitude intime par l'expérience concrète....
(tjrs en tcc: 1ere phase: remplacement cognitif. 2eme phase: expositions répétées.)
D'une cognition à l'autre, on passe d'un noyau culturel vers une animalité refoulée à:
une animalité assumée, vers un aspect culturel secondaire.
Chez la femme comme chez l'homme, le premier temps est celui de la pulsion....
*L' esprit est la parure de la pulsion sexuelle...
et une rencontre sexuelle est une recherche de ce plaisir primaire....avec une approche personnelle, un jeu personnel...*
mercredi 17 octobre 2007
Dame nature
Nous vivons dans un monde vu a travers un filtre de perceptions construit par notre évolution singulière. Il faut du temps pour remettre notre compréhension des choses en question.
Il faut comprendre la façon de voir des autres.....et il faut encore plus de temps pour l'adoper en acceptant cette erreur qui est au fondement de notre être....
Chercher une perception nouvelle d'une relation particulière à l'autre revient à éprouver ses propres critères analytique pour rechercher la nature de la plus grande liberté qui soit...
J'aimerais revenir sur l'aspect fictionnel de la relation sexuelle dans un porno.( j'ai acheté un prno en début de semaine. Le genre de film que je cherchais: pas de scénario, pas de musique.Juste six scènes qui se succèdent).
La femme qui joue un rôle dans un film établit une séparation nette entre le corps de l'homme et sa personne, son esprit ou ses critères de jugement....elle vit sa relation au corps comme une réalité uniquement physique, organique et animale: tu me montres ta verge en érection et je te montre ma vulve...ouh! ouh! grwar!
-madame, vos yeux sont les joyaux que seuls vos traits pouvaient accueillir...
-hougawawa!
-...
Même si la tentation est grande, cette importante révélation ne doit pas devenir un prétexte à la misogynie.
-Grwarg, houwawa!
.....Mais la tentation est grande...
Pour qu'il soit possible de ne considérer que le corps aucune autre intention n'existe, pour elle, chez l'homme avec qui elle a une relation, que celle de répondre à une pulsion......et comme elle n'essaie pas de formuler les pensées, intentions ou jugements de l'homme, elle est libre d'agir selon ses propres pulsions.
Tu me plais. Je te plais. Allons-y.
La perception qui se dessine de plus en plus clairement avec le temps est celle d'une femmes-animale, répondant à ses pulsions par besoin naturel et plaisir assumé.
La pulsion et la recherche du mâle font battre le coeur de la femme....autours de ce coeur de guenon sont venus se greffer son éducation, ses expériences, ses codes culturels assimilés tout au long de sa vie, sa sophistication(le jeu des apparences), ainsi que le profil de l'homme qui va l'attirer,elle.
Comme l'homme, la femme est un singe sophistiqué...et elle l'assume(quand elle n'est pas névrosée). Elle cherche l'homme et s'excite de voir son sexe en érection....
On est loin de la perception dysfonctionnelle que je porte en moi depuis toujours: celle d'une femme sacrée qui ne consent à prêter l'inestimable joyaux orgasmique qu'à quelques privilégiés ne pensant jamais au sexe, car cette pensée salit l'image de la femme et revient à lui manquer de respect...
A l'origine il y'a la pulsion sexuelle. Tout ce qui se construit autours n'est que sa protection pour préserver l'intégrité de l'individu: le respect etc.
Il faut comprendre la façon de voir des autres.....et il faut encore plus de temps pour l'adoper en acceptant cette erreur qui est au fondement de notre être....
Chercher une perception nouvelle d'une relation particulière à l'autre revient à éprouver ses propres critères analytique pour rechercher la nature de la plus grande liberté qui soit...
J'aimerais revenir sur l'aspect fictionnel de la relation sexuelle dans un porno.( j'ai acheté un prno en début de semaine. Le genre de film que je cherchais: pas de scénario, pas de musique.Juste six scènes qui se succèdent).
La femme qui joue un rôle dans un film établit une séparation nette entre le corps de l'homme et sa personne, son esprit ou ses critères de jugement....elle vit sa relation au corps comme une réalité uniquement physique, organique et animale: tu me montres ta verge en érection et je te montre ma vulve...ouh! ouh! grwar!
-madame, vos yeux sont les joyaux que seuls vos traits pouvaient accueillir...
-hougawawa!
-...
Même si la tentation est grande, cette importante révélation ne doit pas devenir un prétexte à la misogynie.
-Grwarg, houwawa!
.....Mais la tentation est grande...
Pour qu'il soit possible de ne considérer que le corps aucune autre intention n'existe, pour elle, chez l'homme avec qui elle a une relation, que celle de répondre à une pulsion......et comme elle n'essaie pas de formuler les pensées, intentions ou jugements de l'homme, elle est libre d'agir selon ses propres pulsions.
Tu me plais. Je te plais. Allons-y.
La perception qui se dessine de plus en plus clairement avec le temps est celle d'une femmes-animale, répondant à ses pulsions par besoin naturel et plaisir assumé.
La pulsion et la recherche du mâle font battre le coeur de la femme....autours de ce coeur de guenon sont venus se greffer son éducation, ses expériences, ses codes culturels assimilés tout au long de sa vie, sa sophistication(le jeu des apparences), ainsi que le profil de l'homme qui va l'attirer,elle.
Comme l'homme, la femme est un singe sophistiqué...et elle l'assume(quand elle n'est pas névrosée). Elle cherche l'homme et s'excite de voir son sexe en érection....
On est loin de la perception dysfonctionnelle que je porte en moi depuis toujours: celle d'une femme sacrée qui ne consent à prêter l'inestimable joyaux orgasmique qu'à quelques privilégiés ne pensant jamais au sexe, car cette pensée salit l'image de la femme et revient à lui manquer de respect...
A l'origine il y'a la pulsion sexuelle. Tout ce qui se construit autours n'est que sa protection pour préserver l'intégrité de l'individu: le respect etc.
mardi 16 octobre 2007
Homme-animal.
Réconcilier l'image de la vulve à celle de la femme. L'idée que l'homme se fait de la vulve détermine la relation qu'il entretiendra avec la femme....
Voir la femme comme un être qui assume son sexe jusque dans la position animale...
(ces notes jétées sur papier pendant la journée révèlent la nature du blocage qui subsiste en moi.)
L'évolution de la culture a conduit à une séparation de l'être social et de l'être sexuel.
L'être social ayant, en général, du mal à affirmer son être sexuel de façon parfaitement libérée...
Ce refoulement, ou rejet du sexe procède à la division du corps sexué et de l'esprit, des organes génitaux et de la personnalité, de l'animalité et de la culture.
La culture du refoulement sépare l'être de son corps animal...
La refonte des deux en une entité unique et homogène , en un bloc de granite est la seule façon de se libérer des répressions culturelles les plus insidieuses: bien intégrer le fait que l'homme, comme la femme éprouve une réelle jouïssance en régressant jusqu'à leur identité animale originelle, et que tous deux y trouvent une jouissance faite d'abandon, de sueur, de sensualité, de brutalité ou de délicatesse etc.
Une logique de libération par l'expérimentation est nécessaire à la libération de l'être et à son épanouissement: se rapprocher de la nature profonde, originelle et animale pour se défaire des aliénations culturelles...
Si les prostituées ou les actrices de porno peuvent vivre leur métier comme une fiction,ou avec détachement c'est qu'elles sont capables de tenir leur rôle à distance en lui pretant leur corps et leur sexe. Tout cela n'est possible que par la banalisation du sexe en le vivant comme une fonction ordinaire du corps et avec une parfaite connaissance et acceptation de la nature primaire et animale de l'Homme.
La femme sait le désir qu'elle éveille chez l'homme et ça l'excite.
L'homme sait le désir qu'il éveille chez la femme et ça l'excite.
Les gens qui vivent leur sexualité de façon épanouie vivent ça comme une évidence.
En ce qui me concerne, même si j'ai parfaitement assimilé ces propositions , elles me restent comme étrangères....je pense qu'il faut passer à l'acte de façon répétée pour l'intégrer parfaitement....
Je vais donc fréquenter plus assidument le milieu de la prostitution, du sexe, de la pornographie....je commence ma thérapie par le sexe....et je ne peux m'empêcher de penser à la trilogie de 'la crucifixion en rose' d'Henry Miller.C'est lui qui m 'a inspiré,il y a bien longtemps, la volonté de devenir 'un bloc', d'être entièrement en accord avec soi-même par l'expérimentation sexuelle, ......les choses qui m'ont le plus marquées en littérature pendant toutes ces années d'isolement sont restées gravées très clairement dans ma mémoire, comme une compréhension du monde qu'il faudrait appliquer plus tard, pour transformer le savoir en connaissance....
Voir la femme comme un être qui assume son sexe jusque dans la position animale...
(ces notes jétées sur papier pendant la journée révèlent la nature du blocage qui subsiste en moi.)
L'évolution de la culture a conduit à une séparation de l'être social et de l'être sexuel.
L'être social ayant, en général, du mal à affirmer son être sexuel de façon parfaitement libérée...
Ce refoulement, ou rejet du sexe procède à la division du corps sexué et de l'esprit, des organes génitaux et de la personnalité, de l'animalité et de la culture.
La culture du refoulement sépare l'être de son corps animal...
La refonte des deux en une entité unique et homogène , en un bloc de granite est la seule façon de se libérer des répressions culturelles les plus insidieuses: bien intégrer le fait que l'homme, comme la femme éprouve une réelle jouïssance en régressant jusqu'à leur identité animale originelle, et que tous deux y trouvent une jouissance faite d'abandon, de sueur, de sensualité, de brutalité ou de délicatesse etc.
Une logique de libération par l'expérimentation est nécessaire à la libération de l'être et à son épanouissement: se rapprocher de la nature profonde, originelle et animale pour se défaire des aliénations culturelles...
Si les prostituées ou les actrices de porno peuvent vivre leur métier comme une fiction,ou avec détachement c'est qu'elles sont capables de tenir leur rôle à distance en lui pretant leur corps et leur sexe. Tout cela n'est possible que par la banalisation du sexe en le vivant comme une fonction ordinaire du corps et avec une parfaite connaissance et acceptation de la nature primaire et animale de l'Homme.
La femme sait le désir qu'elle éveille chez l'homme et ça l'excite.
L'homme sait le désir qu'il éveille chez la femme et ça l'excite.
Les gens qui vivent leur sexualité de façon épanouie vivent ça comme une évidence.
En ce qui me concerne, même si j'ai parfaitement assimilé ces propositions , elles me restent comme étrangères....je pense qu'il faut passer à l'acte de façon répétée pour l'intégrer parfaitement....
Je vais donc fréquenter plus assidument le milieu de la prostitution, du sexe, de la pornographie....je commence ma thérapie par le sexe....et je ne peux m'empêcher de penser à la trilogie de 'la crucifixion en rose' d'Henry Miller.C'est lui qui m 'a inspiré,il y a bien longtemps, la volonté de devenir 'un bloc', d'être entièrement en accord avec soi-même par l'expérimentation sexuelle, ......les choses qui m'ont le plus marquées en littérature pendant toutes ces années d'isolement sont restées gravées très clairement dans ma mémoire, comme une compréhension du monde qu'il faudrait appliquer plus tard, pour transformer le savoir en connaissance....
dimanche 14 octobre 2007
La prostitution.
Après quelque temps d'absence, j'ai décidé de reprendre ce blog là où je l'avais laissé et de ne pas le virer comme on trace un trait sur un passé auquel on a plus envie de penser.
Je ne serai jamais le plus assidu des blogueurs, mais je viendrai y' ajouter les réflexions qui me semblent dignes d'intérêt et sont liées à ma progression et aux fluctuations de ma perception du monde (un peu pompeux et nombriliste, mais on ne se refait pas radicalement par simple volonté...la nature de la volonté étant en partie déterminée par ce que notre évolution personnelle a fait de nous).
Alors voilà:A la mi-Aout j'ai trouvé un atelier à Schaerbeek...juste au bout de la rue d'Aarschot (rue de prostitution) et je passe donc dans cette rue pratiquement tous les jours, à vélo ou à pieds.
Voilà un comportement que ma psy aurait du me conseiller il y a bien longtemps.
Les prostituées, par leur seule présence et par le jeu des regards, des signes, des gestes, des appels m'apprennent quotidiennement à revoir et à changer le regard inquiet et incertain que je pose sur la peau des femmes.
Au début, je passais assez rapidement sur le trottoir d'en face, regardant le cirque de la rue dans son ensemble, comme pour essayer de me familiariser à l'endroit et éviter de me confronter au regard honteux que le désir animal de la chair refoulé par la culture(bioéthique) me poussait à lancer à ces femmes en sous-vêtements, parfois enfantines façon 'fifi brin d'acier' parfois dominatrices, armées de fouet, déguisées en infirmière, grosses, minces, vieilles, jeunes et tenant toujours leur rôle de composition à la perfection, car si il existe un théatre où tous les comédiens sont comédiennes et où tous les spectateurs sont des hommes attirés dans le jeu par le bout de leur queue à tête chercheuse,c'est bien cette rue....seule chose qui semble réelle dans cette rue est la pulsion qui nous y mène... je ne m'exclus pas du groupes des hommes radio-guidés.
Il m'a fallu un peu de temps avant de me familiariser à l'atmosphère du lieu, avant de rouler sur la rue et ensuite de passer, parfois à peid, sur le trottoir où se trouvent les vitrines....celui où, si vous vous tenez debout, les yeux tournés vers l'intérieur des habitations, vous vous retrouvez nez à lèvres avec le sexe athlétique d'une professionnelle virtuose...
Il m'a fallu un peu de temps pour oser regarder leur corps de bas en haut comme pour assumer le désir sexuel, l'affirmer, le revendiquer et surtout, accepter le regard que ces femmes posaient sur moi dans le même temps: accepter qu'elles me regardent les regarder, qu'elles me voient les désirer.....ça ressemble à l'aveu que finalement, moi non plus, je ne suis pas au-dessus de ça. Je ne suis qu'un homme et j'apprends seulement à l'assumer...sexuellement,veux-je dire...
Et je me familiarise peu à peu à la rue...la gène disparaît, les montées d'anxiété, les tremblements qui m'ont envahis les première foie que je passai au ras des vitrines disparaissent(Il me reste, pour apprendre à conjurer définitivement cette anxiété, à rentrer dans un bordel en étant parfaitement sobre, à répéter l'expérience et à en tirer des leçons t du plaisir jusqu'à ce que l'inquiétude ait définitivement disparu.....a suivre.) et j'accepte la duperie inhérente au jeu de séduction....je veux dire: quand des prostituées vous font signes tout au long de la rue, vous arrivez en bout de course avec un sourir narcissique et un début d'érection...bien sûr , elle ne font que leur boulot, bien sûr elle vous oublie dans la seconde qui suit, bien sûr vous n'y croyez pas.....et pourtant les signe vous imprègne jusqu'à vous rendre crédule sans y croire....c'est un paradoxe courant.
Le jeu de la séduction repose aussi là-dessus: personnes ne connaît les intentions réelles de l'autre, mais tout le monde à envie de croire aux signes qu'il/elle laisse passer(et même quand on connaît ses intentions on a envie d'y croire, parce qu'aussi:les nôtres ont plus de poids).....a moins d'être PS et de lui prêter des intentions malsaines....une femme qui assume sa sexualité sera toujours flattée par le désir que lui manifeste un homme, et 'demandeuse' si l'homme lui plaît et qu'elle est disponible (et parfois, même quand elle ne l'est pas, mais gaffe au coups de poings qui se perdent).
Ainsi, les intentions de chacun peuvent être ignorées facilement dans les premiers temps de la séduction, pour laisser s'exprimer le petit narcisse orgueilleux, avide de reconnaissance affective et sexuelle qui sommeille en chacun de nous....
C'était ma petite leçon du moment.
Je ne serai jamais le plus assidu des blogueurs, mais je viendrai y' ajouter les réflexions qui me semblent dignes d'intérêt et sont liées à ma progression et aux fluctuations de ma perception du monde (un peu pompeux et nombriliste, mais on ne se refait pas radicalement par simple volonté...la nature de la volonté étant en partie déterminée par ce que notre évolution personnelle a fait de nous).
Alors voilà:A la mi-Aout j'ai trouvé un atelier à Schaerbeek...juste au bout de la rue d'Aarschot (rue de prostitution) et je passe donc dans cette rue pratiquement tous les jours, à vélo ou à pieds.
Voilà un comportement que ma psy aurait du me conseiller il y a bien longtemps.
Les prostituées, par leur seule présence et par le jeu des regards, des signes, des gestes, des appels m'apprennent quotidiennement à revoir et à changer le regard inquiet et incertain que je pose sur la peau des femmes.
Au début, je passais assez rapidement sur le trottoir d'en face, regardant le cirque de la rue dans son ensemble, comme pour essayer de me familiariser à l'endroit et éviter de me confronter au regard honteux que le désir animal de la chair refoulé par la culture(bioéthique) me poussait à lancer à ces femmes en sous-vêtements, parfois enfantines façon 'fifi brin d'acier' parfois dominatrices, armées de fouet, déguisées en infirmière, grosses, minces, vieilles, jeunes et tenant toujours leur rôle de composition à la perfection, car si il existe un théatre où tous les comédiens sont comédiennes et où tous les spectateurs sont des hommes attirés dans le jeu par le bout de leur queue à tête chercheuse,c'est bien cette rue....seule chose qui semble réelle dans cette rue est la pulsion qui nous y mène... je ne m'exclus pas du groupes des hommes radio-guidés.
Il m'a fallu un peu de temps avant de me familiariser à l'atmosphère du lieu, avant de rouler sur la rue et ensuite de passer, parfois à peid, sur le trottoir où se trouvent les vitrines....celui où, si vous vous tenez debout, les yeux tournés vers l'intérieur des habitations, vous vous retrouvez nez à lèvres avec le sexe athlétique d'une professionnelle virtuose...
Il m'a fallu un peu de temps pour oser regarder leur corps de bas en haut comme pour assumer le désir sexuel, l'affirmer, le revendiquer et surtout, accepter le regard que ces femmes posaient sur moi dans le même temps: accepter qu'elles me regardent les regarder, qu'elles me voient les désirer.....ça ressemble à l'aveu que finalement, moi non plus, je ne suis pas au-dessus de ça. Je ne suis qu'un homme et j'apprends seulement à l'assumer...sexuellement,veux-je dire...
Et je me familiarise peu à peu à la rue...la gène disparaît, les montées d'anxiété, les tremblements qui m'ont envahis les première foie que je passai au ras des vitrines disparaissent(Il me reste, pour apprendre à conjurer définitivement cette anxiété, à rentrer dans un bordel en étant parfaitement sobre, à répéter l'expérience et à en tirer des leçons t du plaisir jusqu'à ce que l'inquiétude ait définitivement disparu.....a suivre.) et j'accepte la duperie inhérente au jeu de séduction....je veux dire: quand des prostituées vous font signes tout au long de la rue, vous arrivez en bout de course avec un sourir narcissique et un début d'érection...bien sûr , elle ne font que leur boulot, bien sûr elle vous oublie dans la seconde qui suit, bien sûr vous n'y croyez pas.....et pourtant les signe vous imprègne jusqu'à vous rendre crédule sans y croire....c'est un paradoxe courant.
Le jeu de la séduction repose aussi là-dessus: personnes ne connaît les intentions réelles de l'autre, mais tout le monde à envie de croire aux signes qu'il/elle laisse passer(et même quand on connaît ses intentions on a envie d'y croire, parce qu'aussi:les nôtres ont plus de poids).....a moins d'être PS et de lui prêter des intentions malsaines....une femme qui assume sa sexualité sera toujours flattée par le désir que lui manifeste un homme, et 'demandeuse' si l'homme lui plaît et qu'elle est disponible (et parfois, même quand elle ne l'est pas, mais gaffe au coups de poings qui se perdent).
Ainsi, les intentions de chacun peuvent être ignorées facilement dans les premiers temps de la séduction, pour laisser s'exprimer le petit narcisse orgueilleux, avide de reconnaissance affective et sexuelle qui sommeille en chacun de nous....
C'était ma petite leçon du moment.
vendredi 9 mars 2007
6. Thérapie.
J'ai hésité à publier ce qui suit car cela peut-être très ennuyeux pour qui ne vit pas le problème, mais je me suis finalement dit que les gens souffrant de phobie sociale pourraient y trouver quelques repères et encouragement qui les aideraient à progresser.
C'est donc essentiellement à eux que ce texte s'adresse.
Au début du mois de février 2006, je suis allé me présenter à l'accueil d'un hôpital dont j'avais trouvé l'adresse sur le net. Il y avait là une équipe de psys spécialisés traitant les troubles de l'anxiété dont la phobie sociale. Aller vers eux fut très difficile, téléphoner à mes grands-parents pour leur demander une aide financière afin de surmonter un problème dont ils ignoraient tout le fût encore plus et mes sanglots m'empéchèrent d'articuler la moindre phrase au premier appel...mais finalement j'ai commencé cette Thérapie Cognitive et Comportementale. La certitude que tout ça était surmontable et que j'allais m'en sortir, associée à la culpabilité de faire payer cette thérapie à mes grands-parents me firent étudier la méthode tcc avec toute l'application dont un universitaire est capable en période d'examen. J'en ai étudié tous les mécanismes, j'ai établi une véritable cartographie de ma perception en termes tcc et j'ai commencé par m'imposer une humilité dont je n'avais jamais su faire preuve jusque là:" je me trompe. Les connaissances que j'ai acquises concernant les autres et le rapports que j'entretiens avec eux sont faux. Je suis dans l'erreur. Il va falloir lâcher prise et remettre tout en question, malgré cet orgueil qui me pousserait plutôt à imposer mes vérités...Ce que je crois connaître des autres est dysfonctionnel, faux, obsolète, à jeter...c'est de la merde. Je dois tout oublier, me laisser guider et réapprendre...." franchement ça calme....il va falloir passer de la condition de 'pleutre orgueilleux' à celle d' 'adapté ordinaire'....moyen, commun....et même parfois pas très brillant....et accepter qu'on puisse m'aimer ou m'apprécier comme ça....alors que moi, j'en étais incapable. Alors que moi, au fond, j'étais terriblement exigeant envers les autres comme envers moi-même.
Tout commence avec une condensé des notes trouvées sur 'anxiétsociale.org' :
<< 1) Généralisation : (mise en place des croyances, des jugements de valeurs). C’est le processus qui vise à tirer une leçon générale des événements particuliers, premier filtre entre nous et la réalité. Ainsi, on établit des croyances, jugements de valeur.
Construite sur des éléments du passé, la généralisation permet d’installer une illusion de contrôle, illusion de comprendre le présent et de prévoir l’avenir. On entrevoit aisément, à la fois son effet rassurant à court terme mais aussi son effet pernicieux à moyen et long terme.
2) Sélection, omissions et distorsions : Ayant mis en place des croyances, on sélectionne ce qui vient confirmer le système, renforcer les croyances. On en vient à distordre l’information pour qu’elle puisse entrer dans ce cadre de référence.
3) Filtres : Nous filtrons donc la réalité, cela plutôt deux fois qu’une :
-Filtre neurologique : notre perception de l’extérieur dépend de notre cerveau, de notre système nerveux, de la perception par les sens.
-Filtre culturel, social : nous apprécions la réalité selon les critères du groupe auquel nous appartenons.
-Filtre personnel : chaque individu est unique et aura donc une conceptualisation du réel personnelle, en fonction de ses différentes expériences( éducation, influence familiale, sociale, événements de vie…).
Un des buts en thérapie ou coaching sera donc d’observer la carte du monde établie par le sujet et de la recadrer de manière adaptée au bien-être.
Neutraliser l’anticipation en développant ses compétences sociales.
-->Performances insatisfaisantes, auto-dépréciation, honte, non-développement des compétences.-->Anxiété sociale-->Accentue, chronicise-->Inhibition
Restructuration cognitive
Ce n’est pas la réalité que nous ressentons, mais ce que nous pensons de la réalité.
.Situation.-->.cognitions.-->.émotions.-->.comportement.
-Un schéma est inconscient --> prendre conscience des schémas.
-Un schéma paraît indiscutable et rigide remettre en cause ces schémas, les discuter.
-Le schéma va orienter tout traitement de l’information. Ce qui vient le confirmer est amplifié, ce qui lui est contraire est minimisé --> mettre en valeur ce qui ne vient pas confirmer le schéma, réajuster la lecture du réel.
-Un schéma surgit à travers l’émotion, sans nécessairement passer par la conscience et son traitement logique --> faire un examen conscient et logique des schémas.
-Le schéma n’est pas traité de manière logique, mais est donné comme vrai --> expérimenter la vérité du schéma.
-Pour atténuer les effets du schéma, l’individu va mettre en place des comportements dysfonctionnels --> modifier le schéma et par la même, les comportements compensatoires.
La phobie sociale se développe à partir de deux modèles:
1) Modèle comportemental
La phobie sociale résulte d’un apprentissage.
Deux cas de figure:
-apprentissage d’une conduite dysfonctionnelle: en clair, le sujet prend comme exemple des individus ou relations déjà problématiques(ex: parents peu sociabilisés, peu tolérants ou peu affectifs).
-apprentissage non référencé: le sujet n’a pas de référence, d’exemples d’un comportement social adapté.
2) Modèle cognitif
La phobie sociale nait d’un mauvais traitement de l’information:
-le danger vécu, expérimenté est intégré(stress chronique durant l’enfance, exemple familial et/ou social d’anxiété, traumatismes divers).
La réalité(ici les relations sociales) est ensuite interprétée en fonction de dangers potentiels.
-un sujet phobique social a une conscience déformée de lui-même:image négative et sous-évaluation.
-“Les phobies sociales” D.Servant/Masson.
-“Précis de thérapie comportementale et cognitive”G.Mihaescu/
Edition Médecine et hygiène.
-“Précis de thérapie cognitive”C.Mirabel-Sarron, B.Rivière/Dunod
-“Manuel de thérapie comportementale et cognitive” B. Samuel-Lajeunesse/Dunod
-Exemple de schéma cognitif
1)Le sujet pense se conduire de manière ridicule ou inacceptable.
2)Il craint des conséquences négatives telles le rejet, la dévalorisation son image ou de son statut.
3)Ces pensées font naître le phénomène anxieux :
-les symptômes anxieux(tremblement, rougissement…) deviennent eux-mêmes des signes de danger et viennent nourrir l’anxiété.
-L’ hyper vigilance aux manifestations somatiques et aux pensées entraînent une baisse des compétences sociales : le sujet est tourné vers l’intérieur(pensée, corps), non vers l’extérieur(la relation).
-Les comportements d’évitements, de fuite entraînent chez l’autre des comportements sinon similaires du moins altérés.
4)La performance sociale est insatisfaisante.
5)L’anxiété est nourrie, développée. Les compétences ne se développent pas…Retour en 1)
La démarche doit être autant pédagogique que thérapeutique : acquérir les compétences suffisantes. Tout sentiment d’incompétence peut se corriger par un apprentissage.>>>
Ensuite j'ai commencé à tout jeter sur le papier: mes comportements, mes interprétations de ces comportements, mes affirmations conscientes et mes attitudes paradoxales face à ces affirmations...
<< Faire disparaître ces mécanismes et ne plus rien cacher. L’anxiété n’est pas une honte, la timidité non-plus, la maladresse non-plus. Je n’ai rien à cacher.
Peur grandissante de décevoir les gens qui portent sur moi un jugement favorable a priori.
Peur d’autant plus grande si ces gens font partie d’un groupe de personnes que je connais --> Le jugement défavorable, la déception feraient de moi l’exclus.
Les phobiques ont tous un rythme très particulier. Beaucoup de blancs dans leurs conversations ne laissent pas deviner ce qu’ils pensent. Beaucoup de non-dits. Beaucoup de ‘pauses réflexions’ qui semblent « cacher » leurs raisonnements.(Apprendre à tout dire. Ne rien cacher) Ces blancs correspondent au temps d’assimilation, ou d’approfondissement de ce qu’ils viennent d’entendre. Les ‘non phobiques’ restent plus superficiels et enchaînent donc plus rapidement.(Le blanc correspond au moment ou le phobique se tourne vers l’intérieur--> éviter de se tourner vers l’intérieur).
Les « trous-blancs » des phobiques sociaux ne sont pas de même nature que les « trous-blancs » ‘normaux’ car ils s’accompagnent d’un malaise qui rend la possibilité de sortir du « trou- blanc » assez difficile.
Plus que d’ autres, j’imagine un modèle d’équilibre de comportement idéal auquel je ne correspond pas.
Il n’y a pas d’image d’équilibre idéal à adopter.
--> Expérimenter la vérité de cette affirmation.
Si on est capable d’accepter le pire, on est capable d’accepter le reste. L’acceptation du jugement le plus négatif implique l’acceptation du jugement en général. ACCEPTATION
Avoir peur, c’est accorder une importance trop encombrante à l’objet de la peur. Oublier cet objet, se débarrasser de l’état d’hyper vigilance, c’est se débarrasser de la peur.
Quelques commandements :
-Définir les principes susceptibles de conférer un caractère infini à toute conversation. Définir les ‘natures’ d’une conversation.
-Fixer mon attention sur le désir, la volonté --> apprendre à nourrir ma volonté. Expérimenter.
-M’ imposer l’incrédulité face à toute tentation d’anticipation.
-Etablir une liste de sujets de conversation «d’amorçage » …sujets susceptibles de lancer la conversation.
-Apprendre à aimer l’hyperactivité grandissante dans une situation anxiogène. Canaliser cette énergie. Ne pas identifier ça comme de la peur, mais comme une énergie positive.
-Apprendre à sortir des trous blancs --> établir la mécanique des trous blancs.
-Ne rien avoir à cacher. Ne rien cacher, c’est supprimer la possibilité du doute que les autres présument ou savent ce que je cache…ne rien cacher mais énoncer de façon à ce que ce soit socialement acceptable, ou avec l’humour qui laisse percevoir une grande distance ou la banalisation personnelle du ‘problème’.
-Ne pas essayer de connaître, définir ou circonscrire d’avance ce que va être une conversation ou une relation.
-Aborder toute relation d’un positionnement unique, et non en adoptant un regard extérieur…éviter l’auto- observation.
-Eviter de penser à la place de l’autre. Eviter de lui attribuer ma peur de l’ennui.
-L’ hypersensibilité et la phobie sociale sont des amplificateurs. Apprendre à minimiser ce qui est ressenti.
-Accepter le jugement le plus sévère sur moi-même. Accepter ce jugement, c’est accepter tous les autres a priori.
-Ne pas considérer que les autres attendent quoi que ce soit de moi.
-Etablir un conditionnement, des réflexes simples, des automatismes reposant sur ces commandements, sans passer par le langage. Ex : je croise une fille, je fixe mon attention sur ce que je vais lui dire et uniquement sur ce que je vais lui dire.
-Ne pas laisser de place au doute, poser des questions pour savoir exactement ce que ressent l’autre ou ce qu’il pense de la situation, de ce que je dis etc …dire ce que je ressens.
-Faire passer mon désir avant la susceptibilité excessive de mon ego.
-Etre moins exigent envers moi-même.
-Baisser le bouclier et me dire que je vais passer un bon moment plutôt qu’une sentence ou qu’attribuer à l’autre la volonté de me jauger. Ex : je te préviens, au début je suis toujours un peu timide…j’attribue ça au fait que j’ai tendance à sacraliser et idéaliser la femme. Je la mets sur un piédestal…ce qui entraîne systématiquement une déception quand je commence à la connaître *rire*.
-Le conditionnement passe par ma projection de moi-même dans les situations anxiogènes, en adoptant les principes susmentionnés.
-Le charme, la séduction passe par la perception d’un nombre important de signes qui dépassent largement le contenu du discours. Ces signes sont plus difficilement perceptibles par le sujet qui les émet que par son interlocuteur(trice). >>>
Le phobique social est comparable à un homme écorché: au début il se laisse approcher, on le touche et ça le fait hurler de douleur. Ensuite il se méfie, mais avec prudence, il se laisse encore un peu approcher....on le touche et ça le fait hurler de douleur....avec une extrême prudence il se laissera encore approcher, effleurer....et il en souffrira toujours autant, alors il s'isole. Il anticipe, il fuit et refuse qu'on l'approche. C'est trop tard car il sait que ça va lui faire mal......il doit apprendre à se confectionner une combinaison perceptive plus ordinaire, plus adaptée....
L'enjeu est proche de ce que la philosophie appelle la pensée réflexive, c'est-à-dire la pensée qui se prend elle-même comme objet de pensée...et c'est à mon avis le mode de pensée dont devrait nous munir l'enseignement, dès notre plus jeune âge, au lieu de nous faire assimiler des préjugés culturels définitifs et de nous faire ressasser des âneries véhiculées par des profs ne faisant que de la transmission de savoir de façon mécanique et irréfléchie.
Que l'enseignement nous apprenne à vivre en société avant de nous apprendre l'histoire: Marignan.1515 : ça me fait une belle jambe. C'est pas François 1er qui va m'apprendre à surmonter ma peur des autres...
A combien de personnes cet inestimable savoir va-t-il servir?
Si on veut débarrasser la société de ses névroses en tout genre, il faut commencer par revoir les fondements de l'enseignement...mais c'est un autre débat.
C'est donc essentiellement à eux que ce texte s'adresse.
Au début du mois de février 2006, je suis allé me présenter à l'accueil d'un hôpital dont j'avais trouvé l'adresse sur le net. Il y avait là une équipe de psys spécialisés traitant les troubles de l'anxiété dont la phobie sociale. Aller vers eux fut très difficile, téléphoner à mes grands-parents pour leur demander une aide financière afin de surmonter un problème dont ils ignoraient tout le fût encore plus et mes sanglots m'empéchèrent d'articuler la moindre phrase au premier appel...mais finalement j'ai commencé cette Thérapie Cognitive et Comportementale. La certitude que tout ça était surmontable et que j'allais m'en sortir, associée à la culpabilité de faire payer cette thérapie à mes grands-parents me firent étudier la méthode tcc avec toute l'application dont un universitaire est capable en période d'examen. J'en ai étudié tous les mécanismes, j'ai établi une véritable cartographie de ma perception en termes tcc et j'ai commencé par m'imposer une humilité dont je n'avais jamais su faire preuve jusque là:" je me trompe. Les connaissances que j'ai acquises concernant les autres et le rapports que j'entretiens avec eux sont faux. Je suis dans l'erreur. Il va falloir lâcher prise et remettre tout en question, malgré cet orgueil qui me pousserait plutôt à imposer mes vérités...Ce que je crois connaître des autres est dysfonctionnel, faux, obsolète, à jeter...c'est de la merde. Je dois tout oublier, me laisser guider et réapprendre...." franchement ça calme....il va falloir passer de la condition de 'pleutre orgueilleux' à celle d' 'adapté ordinaire'....moyen, commun....et même parfois pas très brillant....et accepter qu'on puisse m'aimer ou m'apprécier comme ça....alors que moi, j'en étais incapable. Alors que moi, au fond, j'étais terriblement exigeant envers les autres comme envers moi-même.
Tout commence avec une condensé des notes trouvées sur 'anxiétsociale.org' :
<<
Construite sur des éléments du passé, la généralisation permet d’installer une illusion de contrôle, illusion de comprendre le présent et de prévoir l’avenir. On entrevoit aisément, à la fois son effet rassurant à court terme mais aussi son effet pernicieux à moyen et long terme.
2) Sélection, omissions et distorsions : Ayant mis en place des croyances, on sélectionne ce qui vient confirmer le système, renforcer les croyances. On en vient à distordre l’information pour qu’elle puisse entrer dans ce cadre de référence.
3) Filtres : Nous filtrons donc la réalité, cela plutôt deux fois qu’une :
-Filtre neurologique : notre perception de l’extérieur dépend de notre cerveau, de notre système nerveux, de la perception par les sens.
-Filtre culturel, social : nous apprécions la réalité selon les critères du groupe auquel nous appartenons.
-Filtre personnel : chaque individu est unique et aura donc une conceptualisation du réel personnelle, en fonction de ses différentes expériences( éducation, influence familiale, sociale, événements de vie…).
Un des buts en thérapie ou coaching sera donc d’observer la carte du monde établie par le sujet et de la recadrer de manière adaptée au bien-être.
Neutraliser l’anticipation en développant ses compétences sociales.
-->Performances insatisfaisantes, auto-dépréciation, honte, non-développement des compétences.-->Anxiété sociale-->Accentue, chronicise-->Inhibition
Restructuration cognitive
Ce n’est pas la réalité que nous ressentons, mais ce que nous pensons de la réalité.
.Situation.-->.cognitions.-->.émotions.-->.comportement.
-Un schéma est inconscient --> prendre conscience des schémas.
-Un schéma paraît indiscutable et rigide remettre en cause ces schémas, les discuter.
-Le schéma va orienter tout traitement de l’information. Ce qui vient le confirmer est amplifié, ce qui lui est contraire est minimisé --> mettre en valeur ce qui ne vient pas confirmer le schéma, réajuster la lecture du réel.
-Un schéma surgit à travers l’émotion, sans nécessairement passer par la conscience et son traitement logique --> faire un examen conscient et logique des schémas.
-Le schéma n’est pas traité de manière logique, mais est donné comme vrai --> expérimenter la vérité du schéma.
-Pour atténuer les effets du schéma, l’individu va mettre en place des comportements dysfonctionnels --> modifier le schéma et par la même, les comportements compensatoires.
La phobie sociale se développe à partir de deux modèles:
1) Modèle comportemental
La phobie sociale résulte d’un apprentissage.
Deux cas de figure:
-apprentissage d’une conduite dysfonctionnelle: en clair, le sujet prend comme exemple des individus ou relations déjà problématiques(ex: parents peu sociabilisés, peu tolérants ou peu affectifs).
-apprentissage non référencé: le sujet n’a pas de référence, d’exemples d’un comportement social adapté.
2) Modèle cognitif
La phobie sociale nait d’un mauvais traitement de l’information:
-le danger vécu, expérimenté est intégré(stress chronique durant l’enfance, exemple familial et/ou social d’anxiété, traumatismes divers).
La réalité(ici les relations sociales) est ensuite interprétée en fonction de dangers potentiels.
-un sujet phobique social a une conscience déformée de lui-même:image négative et sous-évaluation.
-“Les phobies sociales” D.Servant/Masson.
-“Précis de thérapie comportementale et cognitive”G.Mihaescu/
Edition Médecine et hygiène.
-“Précis de thérapie cognitive”C.Mirabel-Sarron, B.Rivière/Dunod
-“Manuel de thérapie comportementale et cognitive” B. Samuel-Lajeunesse/Dunod
-Exemple de schéma cognitif
1)Le sujet pense se conduire de manière ridicule ou inacceptable.
2)Il craint des conséquences négatives telles le rejet, la dévalorisation son image ou de son statut.
3)Ces pensées font naître le phénomène anxieux :
-les symptômes anxieux(tremblement, rougissement…) deviennent eux-mêmes des signes de danger et viennent nourrir l’anxiété.
-L’ hyper vigilance aux manifestations somatiques et aux pensées entraînent une baisse des compétences sociales : le sujet est tourné vers l’intérieur(pensée, corps), non vers l’extérieur(la relation).
-Les comportements d’évitements, de fuite entraînent chez l’autre des comportements sinon similaires du moins altérés.
4)La performance sociale est insatisfaisante.
5)L’anxiété est nourrie, développée. Les compétences ne se développent pas…Retour en 1)
La démarche doit être autant pédagogique que thérapeutique : acquérir les compétences suffisantes. Tout sentiment d’incompétence peut se corriger par un apprentissage.>>>
Ensuite j'ai commencé à tout jeter sur le papier: mes comportements, mes interprétations de ces comportements, mes affirmations conscientes et mes attitudes paradoxales face à ces affirmations...
<<
Peur grandissante de décevoir les gens qui portent sur moi un jugement favorable a priori.
Peur d’autant plus grande si ces gens font partie d’un groupe de personnes que je connais --> Le jugement défavorable, la déception feraient de moi l’exclus.
Les phobiques ont tous un rythme très particulier. Beaucoup de blancs dans leurs conversations ne laissent pas deviner ce qu’ils pensent. Beaucoup de non-dits. Beaucoup de ‘pauses réflexions’ qui semblent « cacher » leurs raisonnements.(Apprendre à tout dire. Ne rien cacher) Ces blancs correspondent au temps d’assimilation, ou d’approfondissement de ce qu’ils viennent d’entendre. Les ‘non phobiques’ restent plus superficiels et enchaînent donc plus rapidement.(Le blanc correspond au moment ou le phobique se tourne vers l’intérieur--> éviter de se tourner vers l’intérieur).
Les « trous-blancs » des phobiques sociaux ne sont pas de même nature que les « trous-blancs » ‘normaux’ car ils s’accompagnent d’un malaise qui rend la possibilité de sortir du « trou- blanc » assez difficile.
Plus que d’ autres, j’imagine un modèle d’équilibre de comportement idéal auquel je ne correspond pas.
Il n’y a pas d’image d’équilibre idéal à adopter.
--> Expérimenter la vérité de cette affirmation.
Si on est capable d’accepter le pire, on est capable d’accepter le reste. L’acceptation du jugement le plus négatif implique l’acceptation du jugement en général. ACCEPTATION
Avoir peur, c’est accorder une importance trop encombrante à l’objet de la peur. Oublier cet objet, se débarrasser de l’état d’hyper vigilance, c’est se débarrasser de la peur.
Quelques commandements :
-Définir les principes susceptibles de conférer un caractère infini à toute conversation. Définir les ‘natures’ d’une conversation.
-Fixer mon attention sur le désir, la volonté --> apprendre à nourrir ma volonté. Expérimenter.
-M’ imposer l’incrédulité face à toute tentation d’anticipation.
-Etablir une liste de sujets de conversation «d’amorçage » …sujets susceptibles de lancer la conversation.
-Apprendre à aimer l’hyperactivité grandissante dans une situation anxiogène. Canaliser cette énergie. Ne pas identifier ça comme de la peur, mais comme une énergie positive.
-Apprendre à sortir des trous blancs --> établir la mécanique des trous blancs.
-Ne rien avoir à cacher. Ne rien cacher, c’est supprimer la possibilité du doute que les autres présument ou savent ce que je cache…ne rien cacher mais énoncer de façon à ce que ce soit socialement acceptable, ou avec l’humour qui laisse percevoir une grande distance ou la banalisation personnelle du ‘problème’.
-Ne pas essayer de connaître, définir ou circonscrire d’avance ce que va être une conversation ou une relation.
-Aborder toute relation d’un positionnement unique, et non en adoptant un regard extérieur…éviter l’auto- observation.
-Eviter de penser à la place de l’autre. Eviter de lui attribuer ma peur de l’ennui.
-L’ hypersensibilité et la phobie sociale sont des amplificateurs. Apprendre à minimiser ce qui est ressenti.
-Accepter le jugement le plus sévère sur moi-même. Accepter ce jugement, c’est accepter tous les autres a priori.
-Ne pas considérer que les autres attendent quoi que ce soit de moi.
-Etablir un conditionnement, des réflexes simples, des automatismes reposant sur ces commandements, sans passer par le langage. Ex : je croise une fille, je fixe mon attention sur ce que je vais lui dire et uniquement sur ce que je vais lui dire.
-Ne pas laisser de place au doute, poser des questions pour savoir exactement ce que ressent l’autre ou ce qu’il pense de la situation, de ce que je dis etc …dire ce que je ressens.
-Faire passer mon désir avant la susceptibilité excessive de mon ego.
-Etre moins exigent envers moi-même.
-Baisser le bouclier et me dire que je vais passer un bon moment plutôt qu’une sentence ou qu’attribuer à l’autre la volonté de me jauger. Ex : je te préviens, au début je suis toujours un peu timide…j’attribue ça au fait que j’ai tendance à sacraliser et idéaliser la femme. Je la mets sur un piédestal…ce qui entraîne systématiquement une déception quand je commence à la connaître *rire*.
-Le conditionnement passe par ma projection de moi-même dans les situations anxiogènes, en adoptant les principes susmentionnés.
-Le charme, la séduction passe par la perception d’un nombre important de signes qui dépassent largement le contenu du discours. Ces signes sont plus difficilement perceptibles par le sujet qui les émet que par son interlocuteur(trice). >>>
Le phobique social est comparable à un homme écorché: au début il se laisse approcher, on le touche et ça le fait hurler de douleur. Ensuite il se méfie, mais avec prudence, il se laisse encore un peu approcher....on le touche et ça le fait hurler de douleur....avec une extrême prudence il se laissera encore approcher, effleurer....et il en souffrira toujours autant, alors il s'isole. Il anticipe, il fuit et refuse qu'on l'approche. C'est trop tard car il sait que ça va lui faire mal......il doit apprendre à se confectionner une combinaison perceptive plus ordinaire, plus adaptée....
L'enjeu est proche de ce que la philosophie appelle la pensée réflexive, c'est-à-dire la pensée qui se prend elle-même comme objet de pensée...et c'est à mon avis le mode de pensée dont devrait nous munir l'enseignement, dès notre plus jeune âge, au lieu de nous faire assimiler des préjugés culturels définitifs et de nous faire ressasser des âneries véhiculées par des profs ne faisant que de la transmission de savoir de façon mécanique et irréfléchie.
Que l'enseignement nous apprenne à vivre en société avant de nous apprendre l'histoire: Marignan.1515 : ça me fait une belle jambe. C'est pas François 1er qui va m'apprendre à surmonter ma peur des autres...
A combien de personnes cet inestimable savoir va-t-il servir?
Si on veut débarrasser la société de ses névroses en tout genre, il faut commencer par revoir les fondements de l'enseignement...mais c'est un autre débat.
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